27/07/2007

Dans la Nature,

Ingres voit la perfection, l'infini achèvement de la forme vivante ; Delacroix, lui, insiste sur le mouvement, la palpitation, la vie.

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26/07/2007

Le duel

entre Ingres et Delacroix est assez superficiel. En lisant Delacroix en détail, on s’aperçoit qu’il rejoint Ingres sur beaucoup de points. Ils ont même une grande admiration commune : la peinture de Titien.

La violence qu’ils mettent dans leurs diatribes l’un contre l’autre n’est en fait que l’expression de leur amour passionné pour l’art. Comme deux hommes qui se disputeraient la même femme, l’un disant : « Elle a les plus beaux yeux de la Terre » ; l’autre répondant : « Tu es fou, ce sont ses courbes qui sont incomparables, tu ne sais pas l’aimer ! »

Où est passée la femme d’Ingres et de Delacroix ?

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23/07/2007

La beauté

en peinture, pour Hogarth, assez éloigné des formules savantes de Léonardo, la beauté pour Hogarth c'est la vie. Une belle peinture, c'est une peinture qui vit.

Hogarth est un des peintres les plus diserts, mais je ne l'ai pas encore étudié en détail. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'il y a de la vie dans la peinture d'Hogarth, voire de l'agitation.

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(Ce ne sont pas des croquis d'après Hogarth)

22/07/2007

À propos de canons

de beauté, un ami peintre se plaint de ne pas trouver un modèle qui, physiquement et dans ses gestes, ses poses, incarne la beauté contemporaine, du moins l'esprit contemporain. Quel naturalisme !

Je me demande quel genre de fille il faut chercher… Une métisse ? ou bien une fille qui s'habille en homme ? Une top-model ? une actrice de cinéma ? français ou américain ? ou bien une caissière ? Une caissière métisse américaine d'origine française qui s'habille en homme et a joué de petits rôles au cinéma avant d'échouer dans un supermarché ; après il faut décider cette femme à se mettre à poil ; vu le salaire-horaire d'une caissière, ça ne devrait pas être bien difficile. Mais ne vaut-il mieux pas un peu d'idéalisme, définir comme Vinci ses propres canons de beauté…


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21/07/2007

À la Renaissance,

au début du XVIe siècle, la technique de la peinture à l'huile, améliorée par les Van Eyck, a permis aux peintres de faire de tels progrès, un grand bond en avant, que ceux-ci se sentent tout proches de la beauté parfaite en art.

Léonardo, qui se pique de science, essaie même de la mettre en équation, du moins ce sont ses propres canons de beauté qu'il définit, pour lui et ses imitateurs.

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19/07/2007

La mélancolie,

pour l’artiste de la Renaissance, c’est une qualité. Cette humeur noire le distingue du commun des mortels. D’où vient-elle ? D’une contemplation prolongée de la Nature, sans doute. Dessiner, peindre, créer, produire, pour chasser la mélancolie.

Les contemporains, eux, c’est plutôt la "dépression" qui les guette…

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17/07/2007

Les historiens et les critiques d'art

ont tendance a confondre les idées, les théories développées par les peintres, et leur production artistique. Que la peinture de Maurice Denis manque d'audace et de caractère n'implique pas que les théories de Maurice Denis soient elles aussi faibles, comme j'ai pu le lire.
L'art de Dürer ne correspond pas aux idées de Dürer, il suffit d'être un peu attentif à l'œuvre peint ou gravé de Dürer pour s'en rendre compte. Dürer est un peintre de la Renaissance, plein d'idées en tête, mais ses idées ne dictent pas son art.

Pas plus que la doctrine d'Ingres, plutôt ferme, ne trouve sa traduction exacte dans la peinture d'Ingres. Elle correspond plutôt à ce que Ingres aurait souhaité que sa peinture soit, idéalement.
Pour faire une comparaison, chacun sait bien qu'entre la vie qu'on voudrait avoir, les projets que l'on voudrait mener, et la vie qu'on mène réellement, en définitive, il y a une différence, et ce n'est pas seulement une question de degré ou d'intensité.
Les historiens et les critiques d'art font donc souvent plutôt la critique et l'histoire des mentalités des peintres que de la peinture elle-même. Ce n'est pas aussi intéressant. D'autant plus que les mentalités des peintres, à mon avis, n'ont pas tant évolué que ça.

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