26/06/2007

La légende dorée

veut que Gericault ait été sauvage, impétueux, hors-la-loi, bref, le romantisme échevelé comme on l'aime aujourd'hui. Le témoignage de son condisciple Montfort est plus précieux :

« …avant de toucher la toile, paraissant aller lentement quand, par le fait, il exécutait très vite, posant de suite chaque touche à sa place et n'ayant que rarement besoin de revenir. Nul mouvement, d'ailleurs, soit du corps, soit des bras ; il avait l'air parfaitement calme, et une légère coloration de son visage indiquait seule la préoccupation de son esprit. Aussi, témoin de calme extérieur, était-on d'autant plus surpris de la verve et de l'énergie de son exécution (…) A voir cette peinture si large, on pourrait croire que Géricault se servait de très grosses brosses ; il n'en était rien pourtant : elles étaient petites, comparées à celles employées par divers artistes (…). »

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(Le cheval de droite m'a donné du fil retordre car il est d'une perspective compliquée ; c'est précisément vaincre ce genre de difficulté qui fait avancer.)

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