20/06/2007
Il n'y a pas que les chevaux
07:50 Publié dans Journal | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19/06/2007
Comprendre de l'intérieur
les maîtres renaissants, baroques, romantiques français, etc., c'est aussi une des vocations de l'exercice qui consiste à en faire une copie plus ou moins caractérisée.
On pourrait dire aussi que c'est une manière de les tutoyer. Mais si je dis que je tutoie Michel-Ange, ça fait peut-être un peu prétentieux, non ?
(Cette Madeleine de Michel-Ange, sur laquelle j'ai essayé une plume en acier plutôt coriace est moins "affligée" que celle, sculptée, de Donatello, mais c'est quand même la même idée que Michel-Ange a voulu rendre.)
14:50 Publié dans Hommages, Métier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : michel-ange, marie-madeleine, donatello
18/06/2007
Géricault et Delacroix
je m’efforce de les étudier simultanément. Le second a suivi le premier dans l’atelier de Guérin. Ils étaient assez proches pour que Delacroix pose dans Le Radeau de la Méduse. Du vivant de Géricault, décédé prématurément, probablement de la syphilis, Delacroix était impressionné par la force du talent de son aîné. Dans son Journal, un demi-siècle plus tard, Delacroix se montre au contraire sévère : « Je viens d’examiner des lithographies de Géricault ; je suis frappé de l’absence constante d’unité. Absence dans la composition en général, absence dans chaque figure, dans chaque cheval (…) Cela me rappelle que Chenavard me disait, à Dieppe, il y a deux ans, qu’il ne regardait pas Gericault comme un maître, parce qu'il n’a pas l'ensemble. » Entre-t-il de la jalousie dans le jugement de Delacroix, ou est-ce seulement un mauvais jugement ? Car, pour avoir copié les deux, l’affirmation selon laquelle Géricault manque d’unité me paraît infondée. Détacher les figures et en accentuer les contours n’est pas nécessairement manquer d’unité. L’atmosphère est différente des compositions plus préméditées de Delacroix, sans doute, mais pas moins présente. La force du dessin de Géricault est un facteur d’unité. Même au plan de la composition aus sens banal, c'est-à-dire de la disposition des figures dans un plan, Géricault est loin d’être maladroit. Il a fait de nombreux croquis avant de passer à l’exécution de la "Méduse", il sait jouer de tous les effets d’optique, de manière sans doute un peu répétitive d'une aquarelle à l'autre, mais avec beaucoup d’efficacité ; l’aquarelle ci-dessous en témoigne. Bien sûr, Géricault ne maîtrise pas la litho comme Rembrandt maîtrisait la gravure, mais ça c’est un autre problème…
(Détail d’une aquarelle d’après Géricault dont Rembrandt, un orfèvre en la matière, n’aurait pas dédaigné la composition ni la lumière.)
15:15 Publié dans Chevaux, Critique, Hommages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gericault, delacroix
16/06/2007
Un bon peintre
a de bons pinceaux, de bonnes couleurs et du bon papier. Difficile de peindre autre chose que des plinthes à l’aide de pinceaux en poils synthétiques, raides, et qui ne retiennent pas les pigments dilués. Le petit écureuil gris est beaucoup plus docile.
Comme ces outils parfois fabriqués à la main sont coûteux, je mets régulièrement en vente sur ebay.fr (comme de plus en plus de peintres) de petites études abouties, plus ou moins libres, décoratives, pour payer une partie de mes outils. Cette semaine, un cheval alezan à la queue en balai, dans son boxe, d’après Gericault.
(Suggestion d’encadrement sous verre ; l'écran d'ordinateur donne une idée assez précise de l'aquarelle [26x21,5] encadrée.)
12:50 Publié dans Enchère | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gericault, alezan
15/06/2007
La force !
Ce qui me pousse à imiter Albert Dürer, c'est la force, la solidité qui émane du moindre de ses dessins. Pour ses huiles, Dürer promettait, à condition qu'on en prenne soin, qu'elles "dureraient" au moins trois siècles ! Il a fait mieux que tenir ses promesses, sauf pour certain retable fameux qui a disparu dans les flammes d'un incendie. (Certaines toiles ou cartons "impressionnistes", à cause de la mauvaise qualité des huiles employées, ont déjà commencé à perdre de leur éclat et à jaunir…)
Mais en ce qui concerne les aquarelles de Dürer, sur vélin, on est frappé de constater qu'elles n'ont presque rien perdu, elles non plus, de leur couleur et de leur jeunesse. Bien qu'il ne soit pas Vénitien, on peut néanmoins considérer Dürer comme le "Lion de l'Art".
07:45 Publié dans Hommages, Métier | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : albert durer
14/06/2007
Delacroix
est à la fois proche et loin de nous. Proche parce qu’il s’est longuement interrogé sur l’art de peintre, entre deux toiles, entre deux illustrations, au point de projeter d’écrire un “Dictionnaire des Beaux-Arts”. Loin parce qu’il s’inscrit dans une longue tradition qui remonte au XVe siècle dont seuls quelques historiens de l’art ont encore idée aujourd’hui.
Ce dictionnaire inachevé est une vraie mine pour un peintre, encore aujourd’hui :
« Imitation : On commence toujours par imiter.
Il est bien convenu que ce qu’on appelle “création” dans les grands artistes n’est qu’une manière particulière à chacun de voir, de coordonner et de rendre la nature. Mais non seulement ces grands hommes n’ont rien créé dans le sens propre du mot, qui veut dire : de “rien” faire “quelque chose” ; mais encore ils ont dû, pour former leur talent ou pour le tenir en haleine, imiter leur devanciers et les imiter presque sans cesse, volontairement ou à leu insu.
Raphaël, le plus grand des peintres, a été le plus appliqué à imiter : imitation de son maître, laquelle a laissé dans son style des traces qui ne se sont jamais effacées ; imitation de l’antique et des maîtres qui l’avaient précédé, mais en se dégageant par degrés des langes dont il les avait trouvés enveloppés, - et enfin des ses contemporains tels que l’Allemand Albert Dürer, le Titien, Michel-Ange, etc. »
Delacroix (Journal, 1er mars 1859)
10:45 Publié dans Chevaux, Hommages, Métier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : delacroix
13/06/2007
Quel portraitiste fameux
23:46 Publié dans Journal, Portraits | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note









