19/07/2007
La mélancolie,
pour l’artiste de la Renaissance, c’est une qualité. Cette humeur noire le distingue du commun des mortels. D’où vient-elle ? D’une contemplation prolongée de la Nature, sans doute. Dessiner, peindre, créer, produire, pour chasser la mélancolie.
Les contemporains, eux, c’est plutôt la "dépression" qui les guette…
01:25 Publié dans Journal, Métier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aquarelle, durer
16/07/2007
La confidence charmante
20:13 Publié dans Journal, Oiseaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aquarelle, flegel
11/07/2007
Pour la majorité
des artistes, désormais, l'important c’est d’être "contemporain". Il n’y a pas de meilleure méthode pour être très vite dépassé.
Longtemps les peintres ont cherché le renouvellement de leur art en regardant en arrière : Michel-Ange avec la statuaire grecque ou romaine, David, évidemment, Géricault, Delacroix (malgré ses idées modernes), les préraphaélites, Picasso et les masques africains ; les paysagistes impressionnistes, eux, c’est différent, puisque c’est carrément à la nature primitive qu’ils veulent retourner, d'une certaine façon.
Cela peut paraître "a posteriori" un manque d’imagination affligeant, un esprit d’imitation servile, quand c’est tout l’avenir qui s’offre à peindre ! Bientôt on pourra grimper dans une navette intersidérale et en ramener les nouvelles images, les nouvelles couleurs, bref les nouvelles sensations des nouvelles galaxies !
En fait ce n'est pas la même imagination dont il s’agit. Ainsi celle des peintres de la Renaissance allemands, issus de l’orfèvrerie, leur permet de créer un monde qui vibre, à l’aide de fines hachures croisées ou simplement parallèles, par exemple.
L’imagination créative des artistes de la Renaissance est cachée aux yeux du profane, parce qu’elle lui apparaît comme des solutions plastiques évidentes. Un peu comme un gars qui monte dans une Mercedes, qui fait une pointe à 200 km/heure et qui trouve ça tout naturel.
(Un moine, c’est sans doute la figure la moins contemporaine qui soit, en apparence. Qui sait pourtant si ce look ne sera pas de nouveau à la mode dans cinq, dix ou vingt ans ?)
20:06 Publié dans Journal, Portraits | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : art contemporain
20/06/2007
Il n'y a pas que les chevaux
07:50 Publié dans Journal | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
13/06/2007
Quel portraitiste fameux
23:46 Publié dans Journal, Portraits | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
07/06/2007
Une doctrine
… un artiste aujourd'hui, il lui faut une doctrine… Je ne me suis pas trop concassé pour la mienne, je l'ai pompée sur d'autres… tant que j'y étais, à étudier le dessin des maîtres, leur peinture, je me suis dit : “Autant voir ce qu’ils ont dans la tête.”
- « Je m’attachai à l’étude des peintres qui me donnaient l’espérance de rivaliser un jour avec eux. » énonce Fragonard, ambitieux ;
- Plus tard, Ingres, pédagogue : « Voyez le cheminement de l’art : Michel-Ange avant tout, puis Raphaël, qui doit toute sa grandeur à Michel-Ange. Tous les deux parvinrent au sublime de la pensée. Et quel chemin prirent-ils pour y arriver ? Celui de l’humilité, de la soumission, pour copier tout bêtement. »
- Ou encore Delacroix, le peintre-poète, toujours inspiré : « Le Tintoret travaillait extrêmement à dessiner en dehors de ses tableaux ; il a copié des centaines de fois certaines têtes de Vitellius, dessins de Michel-Ange, etc. »
(D’après Lorenzo Lotto, un jeune homme qui a tout l’air d’avoir une doctrine lui aussi.)
13:55 Publié dans Hommages, Journal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lorenzo lotto
06/06/2007
Un "peintre contemporain classique"
ça signifie un peintre qui étudie les maîtres anciens pour s’approprier une part de leur technique et de leur idéal.
J’ai déjà copié Dürer, Michel-Ange, Zurbaran, le Corrège, le Guerchin, Titien, Lorenzo Lotto, Raphaël, Delacroix, Ingres… ou de plus petits maîtres comme Georg Flegel, Gaulli, Oudry, Millet, Van Gogh…, mais j’ai un amour particulier pour Gericault, par qui j’ai commencé instinctivement, et dont l’archaïsme, le néo-classicisme, me touche particulièrement.
(Cette étude n'est pas un bon exemple du néo-classicisme de Gericault, mais plutôt de son apprentissage en Angleterre d'effets raffinés.)
09:20 Publié dans Chevaux, Hommages, Journal, Métier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gericault









