19/07/2007

La mélancolie,

pour l’artiste de la Renaissance, c’est une qualité. Cette humeur noire le distingue du commun des mortels. D’où vient-elle ? D’une contemplation prolongée de la Nature, sans doute. Dessiner, peindre, créer, produire, pour chasser la mélancolie.

Les contemporains, eux, c’est plutôt la "dépression" qui les guette…

a6174adfc128eb9f96072d37e9a10f09.gif

16/07/2007

La confidence charmante

mais un peu gauche d'une amie : sa mère dirige une maison d'édition, elle est superdiplômée en littérature, philologie, etc., elle veut écrire un roman, et elle me dit qu'elle a décidé de lire le moins possible, désormais, afin de ne pas se laisser influencer.

b927a746cd7db15f580dbc0692b37c02.gif

11/07/2007

Pour la majorité

des artistes, désormais, l'important c’est d’être "contemporain". Il n’y a pas de meilleure méthode pour être très vite dépassé.

Longtemps les peintres ont cherché le renouvellement de leur art en regardant en arrière : Michel-Ange avec la statuaire grecque ou romaine, David, évidemment, Géricault, Delacroix (malgré ses idées modernes), les préraphaélites, Picasso et les masques africains ; les paysagistes impressionnistes, eux, c’est différent, puisque c’est carrément à la nature primitive qu’ils veulent retourner, d'une certaine façon.

Cela peut paraître "a posteriori" un manque d’imagination affligeant, un esprit d’imitation servile, quand c’est tout l’avenir qui s’offre à peindre ! Bientôt on pourra grimper dans une navette intersidérale et en ramener les nouvelles images, les nouvelles couleurs, bref les nouvelles sensations des nouvelles galaxies !

En fait ce n'est pas la même imagination dont il s’agit. Ainsi celle des peintres de la Renaissance allemands, issus de l’orfèvrerie, leur permet de créer un monde qui vibre, à l’aide de fines hachures croisées ou simplement parallèles, par exemple.
L’imagination créative des artistes de la Renaissance est cachée aux yeux du profane, parce qu’elle lui apparaît comme des solutions plastiques évidentes. Un peu comme un gars qui monte dans une Mercedes, qui fait une pointe à 200 km/heure et qui trouve ça tout naturel.

bf8954d598c9e29efae843f87e8bec6b.gif

(Un moine, c’est sans doute la figure la moins contemporaine qui soit, en apparence. Qui sait pourtant si ce look ne sera pas de nouveau à la mode dans cinq, dix ou vingt ans ?)

20/06/2007

Il n'y a pas que les chevaux

dans la vie, il y a aussi les oiseaux. Ou, pour reprendre la vieille distinction de Baudelaire, il y a les oiseaux pour les "coloristes", et les chevaux pour les "dessinateurs".

64997c94a0274595fda3f20e44d17b17.gif

13/06/2007

Quel portraitiste fameux

- Titien peut-être -, pendit une épée au plafond pour captiver le jeune garçon qu'il peignait ? Je me suis contenté de promettre à celui-ci un gros carré de chocolat aux amandes s’il se tenait tranquille.

15a41aaa3a96267f6ef2a49e3aa449f0.gif

07/06/2007

Une doctrine

… un artiste aujourd'hui, il lui faut une doctrine… Je ne me suis pas trop concassé pour la mienne, je l'ai pompée sur d'autres… tant que j'y étais, à étudier le dessin des maîtres, leur peinture, je me suis dit : “Autant voir ce qu’ils ont dans la tête.”
- « Je m’attachai à l’étude des peintres qui me donnaient l’espérance de rivaliser un jour avec eux. » énonce Fragonard, ambitieux ;
- Plus tard, Ingres, pédagogue : « Voyez le cheminement de l’art : Michel-Ange avant tout, puis Raphaël, qui doit toute sa grandeur à Michel-Ange. Tous les deux parvinrent au sublime de la pensée. Et quel chemin prirent-ils pour y arriver ? Celui de l’humilité, de la soumission, pour copier tout bêtement. »
- Ou encore Delacroix, le peintre-poète, toujours inspiré : « Le Tintoret travaillait extrêmement à dessiner en dehors de ses tableaux ; il a copié des centaines de fois certaines têtes de Vitellius, dessins de Michel-Ange, etc. »

771833887ff41ab7e1cace8c9d87130d.gif


(D’après Lorenzo Lotto, un jeune homme qui a tout l’air d’avoir une doctrine lui aussi.)

06/06/2007

Un "peintre contemporain classique"

ça signifie un peintre qui étudie les maîtres anciens pour s’approprier une part de leur technique et de leur idéal.
J’ai déjà copié Dürer, Michel-Ange, Zurbaran, le Corrège, le Guerchin, Titien, Lorenzo Lotto, Raphaël, Delacroix, Ingres… ou de plus petits maîtres comme Georg Flegel, Gaulli, Oudry, Millet, Van Gogh…, mais j’ai un amour particulier pour Gericault, par qui j’ai commencé instinctivement, et dont l’archaïsme, le néo-classicisme, me touche particulièrement.

d54e57d40b5d273c8b09f304349ac89b.gif


(Cette étude n'est pas un bon exemple du néo-classicisme de Gericault, mais plutôt de son apprentissage en Angleterre d'effets raffinés.)