11/07/2007
Pour la majorité
des artistes, désormais, l'important c’est d’être "contemporain". Il n’y a pas de meilleure méthode pour être très vite dépassé.
Longtemps les peintres ont cherché le renouvellement de leur art en regardant en arrière : Michel-Ange avec la statuaire grecque ou romaine, David, évidemment, Géricault, Delacroix (malgré ses idées modernes), les préraphaélites, Picasso et les masques africains ; les paysagistes impressionnistes, eux, c’est différent, puisque c’est carrément à la nature primitive qu’ils veulent retourner, d'une certaine façon.
Cela peut paraître "a posteriori" un manque d’imagination affligeant, un esprit d’imitation servile, quand c’est tout l’avenir qui s’offre à peindre ! Bientôt on pourra grimper dans une navette intersidérale et en ramener les nouvelles images, les nouvelles couleurs, bref les nouvelles sensations des nouvelles galaxies !
En fait ce n'est pas la même imagination dont il s’agit. Ainsi celle des peintres de la Renaissance allemands, issus de l’orfèvrerie, leur permet de créer un monde qui vibre, à l’aide de fines hachures croisées ou simplement parallèles, par exemple.
L’imagination créative des artistes de la Renaissance est cachée aux yeux du profane, parce qu’elle lui apparaît comme des solutions plastiques évidentes. Un peu comme un gars qui monte dans une Mercedes, qui fait une pointe à 200 km/heure et qui trouve ça tout naturel.
(Un moine, c’est sans doute la figure la moins contemporaine qui soit, en apparence. Qui sait pourtant si ce look ne sera pas de nouveau à la mode dans cinq, dix ou vingt ans ?)
20:06 Publié dans Journal, Portraits | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : art contemporain
07/07/2007
Photographes et peintres
se font concurrence depuis le XIXe. C’est surtout vrai dans le domaine du portrait où on peut dire que le match a tourné nettement à l’avantage des premiers. Le Président de la République ne pense même plus à se faire peindre dans sa bibliothèque (ou passant les troupes en revue).
Les arguments du photographe, ce sont la vérité et le coût. Le peintre revendique lui aussi la vérité, mais comme il a plus de mal à convaincre le public qu’un portrait peint est plus vrai qu’un portrait photographié, alors il insiste sur la "poésie" de ses portraits.
« Examinons les portraits faits au daguerréotype : sur cent, il n’y en a pas un de supportable. »
Delacroix (“Réalisme et idéalisme”, 1859)
(Détail du portrait peint à l'aquarelle d'une jeune fille)
14:20 Publié dans Métier, Portraits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : portrait, delacroix, daguerreotype
27/06/2007
Le caractère du modèle
a-t-il de l'influence sur le peintre et son travail ? Delacroix est de cet avis : un modèle bête peut abêtir un peintre.
Quelles qualités un modèle nu doit-il avoir ? La première, c'est qu'il ne doit pas "se planquer". Paradoxalement - pour un modèle nu -, c'est assez fréquent d'adopter des postures pas très franches, "fuyantes".
11:19 Publié dans Académies, Métier, Portraits | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : modele nu
25/06/2007
Cette fillette
s'est prêtée cinq minutes au jeu par coquetterie, et puis j'ai eu du mal à la faire tenir en place ensuite. Ajouté à ça une physionomie de chatte prête à bondir assez difficile à "résumer"… J'ai failli perdre mon sang-froid !
Je crois que ma technique à la plume d'acier et à l'encre bistre était adaptée ; ou alors j'aurais dû faire une huile ?
10:35 Publié dans Croquis, Métier, Portraits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : portrait, encre bistre
22/06/2007
Un élément
12:34 Publié dans Croquis, Métier, Portraits | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
13/06/2007
Quel portraitiste fameux
23:46 Publié dans Journal, Portraits | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
12/06/2007
Comme dans le croquis
d’après un modèle vivant, il est préférable de copier les maîtres anciens non seulement avec précision, mais aussi avec le plus de vivacité possible.
J’ai dessiné ma version de cette figure grotesque de Cornelis Dusart (1660-1704) en quelques minutes, en accentuant sa ressemblance avec Gérard Depardieu. Comme on constate le genre grotesque ne date pas de la dernière cuite de Gérard !
Un peu trop vite puisque j’ai commis une erreur de débutant en dessinant cinq doigts apparents au lieu de quatre !
14:50 Publié dans Métier, Portraits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cornelis dusart









